À propos

Fréderic de Woelmont, né en 1968, est un photographe belge autodidacte. Il vit entre la Belgique et l’Afrique, où il a séjourné dans différents pays, parmi lesquels l’Ethiopie, la Somalie, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Sa photographie est le fruit d’une démarche qui associe la lenteur et l’imprégnation à la rencontre et au partage. A la frontière d’un travail documentaire, ethnographique même, et d’une approche résolument formelle et esthétique, les photographies de FDW privilégient l’humain, le moment de complicité avec le sujet et la spontanéité de l’image, dont la qualité tiendra davantage à l’émoi qu’elle suscite qu’à l’exposé soigneusement structuré.

Trois grandes lignes de force traversent son travail : l’être humain, ses valeurs et ses traditions, et les espaces naturels où il peut les cultiver, loin d’un monde régi par le consumérisme de masse. Les personnes sont donc au cœur de ses images, qu’il photographie les Afars dans la corne africaine, les individus d’une communauté de pêcheurs à Yoff, un quartier de Dakar, ou les habitants de Guiglo, une bourgade est-ivoirienne, juste avant la crise qui a touché le pays.

Un point commun revient dans ces différentes séries. Frédéric photographie des mondes sur le fil – menacés de disparition, que ce soit à cause d’une urbanisation croissante, de l’industrialisation et de la mondialisation. Il s’intéresse à des modes de vie encore ancrés dans leur environnement naturel, empreints de traditions et porteurs des valeurs qui les habitent.

Mais dans tous les cas, l’essentiel se joue dans la rencontre. De Woelmont effectue de longs séjours parmi les gens qu’il photographie, prenant le temps d’apprendre à les connaître et de bien s’imprégner de son sujet. Le photographe se positionne à hauteur d’homme et dans l’échange qui naît, en toute spontanéité, il cherche à capter la simplicité d’une présence, l’éphémère quotidien, jamais anecdotique grâce au geste esthétique qui rend l’image universelle.